Ruben Joanet : quand l’Invisible se brise en éclats
Dans un monde où l’image est omniprésente, où tout semble immédiatement perceptible, j’invite à regarder au-delà du visible. Mon travail explore ce qui se cache sous la surface, les fractures invisibles et les contrastes. Chaque création capture une intensité brute, comme une impulsion arrêtée net, entre tension et expression.
Entre précision digitale et spontanéité du geste
Chaque pièce naît d’une forme numérique, une base où se mêlent composition et précision. Mais c’est à l’atelier que tout prend vie. À l’acrylique, je recouvre minutieusement des zones noires, intensifiant les contrastes, creusant les reliefs. Puis, en fonction de l’instant, j’ajoute de la couleur dans un geste libre, instinctif, brut. Ce processus hybride, entre rigueur et spontanéité, fait émerger une dynamique presque urbaine.
Un univers de failles et de tensions
Je m’attarde sur ce qui se fissure et pourtant demeure. Mes œuvres traduisent la fragilité de l’instant, l’éphémère capturé dans un jeu de noir et de couleurs, tel un paysage façonné par les marques du passé, recouvert de couches superposées d’émotions et de récits. Ce n’est pas juste une question de vision, mais de sensation : l’impact des textures, l’intensité du trait, l’énergie d’un geste vif et tranchant.
Un nouveau tournant artistique
Avec ma dernière série, j’amorce une nouvelle exploration. Toujours ancré dans cette recherche de contrastes et de reliefs, je pousse encore plus loin mon travail sur le rythme et l’intensité. Chaque pièce devient un territoire sensible où se mêlent mouvement et instantanéité, équilibre et rupture.
Ruben Joanet, un nom chargé de sens.
Mon nom d'artiste, Ruben Joanet, n'est pas simplement une signature, mais un hommage. Il est l'anagramme de Jean et Bruno, deux prénoms qui portent une histoire oubliée, celle de Jean Diot et Bruno Lenoir, les deux dernières personnes exécutées en France pour homosexualité en 1750.
Jean Diot et Bruno Lenoir ont été arrêtés dans les rues de Paris et condamnés à mort pour des faits qui, aujourd'hui, paraissent absurdes. Leur tragique destin symbolise la répression, l'injustice, mais aussi la mémoire de ceux dont les vies ont été brisées par des lois oppressives. En choisissant ce nom, je souhaite rendre visible ce qui a été effacé, rappeler ces existences et ouvrir une réflexion sur les silences de l'histoire.
Mon travail explore souvent les non-dits, les fractures invisibles, ce qui se cache sous la surface des choses. Cet hommage s'inscrit naturellement dans cette démarche : rendre palpable ce qui n'est plus visible, redonner une voix à ce qui a été tu.
Ruben Joanet est une recomposition, un geste de mémoire. Une manière de dire que même ce qui semble oublié peut renaître autrement.
Ruben Joanet : quand l’Invisible se brise en éclats
Dans un monde où l’image est omniprésente, où tout semble immédiatement perceptible, j’invite à regarder au-delà du visible. Mon travail explore ce qui se cache sous la surface, les fractures invisibles et les contrastes. Chaque création capture une intensité brute, comme une impulsion arrêtée net, entre tension et expression.
Entre précision digitale et spontanéité du geste
Chaque pièce naît d’une forme numérique, une base où se mêlent composition et précision. Mais c’est à l’atelier que tout prend vie. À l’acrylique, je recouvre minutieusement des zones noires, intensifiant les contrastes, creusant les reliefs. Puis, en fonction de l’instant, j’ajoute de la couleur dans un geste libre, instinctif, brut. Ce processus hybride, entre rigueur et spontanéité, fait émerger une dynamique presque urbaine.
Un univers de failles et de tensions
Je m’attarde sur ce qui se fissure et pourtant demeure. Mes œuvres traduisent la fragilité de l’instant, l’éphémère capturé dans un jeu de noir et de couleurs, tel un paysage façonné par les marques du passé, recouvert de couches superposées d’émotions et de récits. Ce n’est pas juste une question de vision, mais de sensation : l’impact des textures, l’intensité du trait, l’énergie d’un geste vif et tranchant.
Un nouveau tournant artistique
Avec ma dernière série, j’amorce une nouvelle exploration. Toujours ancré dans cette recherche de contrastes et de reliefs, je pousse encore plus loin mon travail sur le rythme et l’intensité. Chaque pièce devient un territoire sensible où se mêlent mouvement et instantanéité, équilibre et rupture.
Ruben Joanet, un nom chargé de sens.
Mon nom d'artiste, Ruben Joanet, n'est pas simplement une signature, mais un hommage. Il est l'anagramme de Jean et Bruno, deux prénoms qui portent une histoire oubliée, celle de Jean Diot et Bruno Lenoir, les deux dernières personnes exécutées en France pour homosexualité en 1750.
Jean Diot et Bruno Lenoir ont été arrêtés dans les rues de Paris et condamnés à mort pour des faits qui, aujourd'hui, paraissent absurdes. Leur tragique destin symbolise la répression, l'injustice, mais aussi la mémoire de ceux dont les vies ont été brisées par des lois oppressives. En choisissant ce nom, je souhaite rendre visible ce qui a été effacé, rappeler ces existences et ouvrir une réflexion sur les silences de l'histoire.
Mon travail explore souvent les non-dits, les fractures invisibles, ce qui se cache sous la surface des choses. Cet hommage s'inscrit naturellement dans cette démarche : rendre palpable ce qui n'est plus visible, redonner une voix à ce qui a été tu.
Ruben Joanet est une recomposition, un geste de mémoire. Une manière de dire que même ce qui semble oublié peut renaître autrement.
Ruben Joanet © 2025
Ruben Joanet © 2025